Deezer vs IA : round 1
Publié : 13h47 par Christophe HUBERT
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Pas un euro pour l’IA !
L’IA peut chanter juste, imiter une voix, créer un hit pop ou sampler à la perfection. L’IA c’est ce qu’on en fait, et en matière de musique, la tenir à distance est une bataille quotidienne ! Chez Deezer, on a décidé que l’IA, ne touchera pas un centime de droits d’auteur. La plateforme française de streaming a annoncé fin janvier une mesure radicale : jusqu’à 85 % des écoutes de morceaux générés entièrement par intelligence artificielle seront désormais démonétisées — autrement dit, pas d’argent pour ces titres, même si certains robots font semblant de les écouter.
Une vague de créations… et de fraudes
Le phénomène est d’ampleur : environ 60.000 morceaux générés par IA sont déposés chaque jour sur Deezer, soit près de 39 % des nouvelles livraisons quotidiennes de musique sur la plateforme. Pourtant, ces titres ne représentent encore qu’une fraction minuscule des écoutes totales — autour de 3 % — mais c’est surtout la qualité de ces écoutes qui pose problème : jusqu’à 85 % des streams de ces morceaux « IA » ont été identifiés comme frauduleux, alimentés par des bots pour gonfler artificiellement les statistiques et capter des royalties qui devraient revenir aux artistes humains.
Bref, derrière cette explosion de créativité synthétique, Deezer voit surtout une marée d’arnaqueurs en train d’essayer de se faire de l’argent… en pillant les créations déjà existantes. Résultat ? Plus de streaming frauduleux = moins de sous pour les artistes qui composent vraiment.
L’arme secrète : un détecteur d’IA à licence
Deezer ne s’est pas contenté de hausser le ton. Depuis près d’un an, la plateforme développe un outil de détection de musique générée par IA capable d’identifier et d’étiqueter ces morceaux avec une précision revendiquée très élevée. Et cerise sur le gâteau : l’entreprise française ouvre désormais cette technologie à d’autres acteurs de l’industrie — en la mettant en vente sous licence pour que labels, sociétés de droits et même d’autres plateformes puissent s’en servir eux aussi.
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Deezer, David dans un monde de Goliaths IA
C’est un fait, Deezer se pose en sentinelle de l’écosystème musical. Et ce n’est pas rien : plusieurs millions de titres IA ont déjà été détectés, et l’entreprise a commencé à travailler avec des organismes comme la SACEM pour étendre l’usage de son détecteur.
Mais « pas un euro pour l’IA » n’est pas aussi simple qu’un slogan de campagne : détecter l’IA, c’est déjà un challenge technique titanesque, car la musique générée devient quasi indiscernable de celle faite par des humains. Et même les meilleurs outils peuvent être pris de court par des pistes hybrides ou des outils encore plus sophistiqués à mesure que la technologie évolue.
Tandis que Deezer met son outil sur le marché, d’autres plateformes hésitent entre embrasser l’IA comme source de nouveaux formats et contenus ou chercher des moyens de la réguler, sans étouffer la créativité. Certains travaillent sur des systèmes de labellisation, d’autres préfèrent laisser faire les algorithmes internes… mais peu vont aussi loin que Deezer aujourd’hui.
Dans un paysage musical transformé à toute vitesse par l’IA, beaucoup commencent à paniquer. Même les majors de la musique (Universal, Warner, Sony) anticipent une chute des revenus dans les prochaines années… les annonces de licenciements se multiplient.
C’est une bataille qui mêle technologie, éthique, et économie de la création, et les enjeux sont gigantesques — pas seulement pour une plateforme de streaming, mais pour toute une industrie musicale en pleine (r)évolution.
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