IA : voler la voix des autres, c’est non !

17 octobre 2023 à 13h15 par Christophe HUBERT

Image d'illustration
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Crédit : @Google DeepMind/Pexels

IA : voler la voix des autres, c’est non !

Alors qu’ils sont nombreux à se passionner pour l’intelligence artificielle, ses opportunités, les révolutions qu’elle sous-entend (et parfois, les pro-IA y vont fort pour nous la vendre...), certains sont déjà vent debout, méfiants vis-à-vis d’une IA synonyme de vols ou de suppressions d’emplois.

Ainsi de la grève des scénaristes à Hollywood, ainsi du Sénat Américain qui s’apprête à légiférer contre les voix deepfake générées par l’intelligence artificielle. L’exemple le plus éloquent est ce titre sorti il y a quelques mois, reprenant la voix de Drake… sauf que le chanteur ne l’a jamais sorti ni chanté. Du vol à l’étalage et la filière musicale ne décolère pas. Les sénateurs envisagent donc d’adopter le No Fakes Act pour empêcher la prolifération des faux titres au niveau fédéral, c’est-à-dire à l’échelle de tous les Etats-Unis.

Concrètement, la loi donnerait aux individus la possibilité de lancer une action en justice contre la création de répliques non autorisées de leur voix générées par l’IA. La protection s’étendrait à leur image et à leur ressemblance visuelle, sur l’ensemble de la vie de l’artiste et même 70 ans après sa mort. D’une simplicité totale, une évidence même.

Rappelons que récemment Spotify a fait le ménage de ces titres produits par IA, reprenant ou pas la voix d’artistes, sans leur autorisation. Plusieurs dizaines de milliers de titres ont ainsi été supprimé.

Reste que l’abondance de nouvelles productions, le vol plus ou moins clair et précis d’une voix, rendent ces deepfake audio souvent difficiles à repérer. Que les législateurs américains comme européens cherchent à mettre des gardes-fous semble donc essentiel, même si rien ne sera possible sans l’action concertée, des professionnels de la musique.

 

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