FG CHIC: Di Hotel Malibu Thee Marloes Redefine Soul in Slow Motion
Publié : 19h23 par Gwenael BILLAUD
FG CHIC: Di Hotel Malibu Thee Marloes Redefine Soul in Slow Motion
FG CHIC: Di Hotel Malibu Thee Marloes Redefine Soul in Slow Motion
Avec Di Hotel Malibu, attendu le 22 mai, Thee Marloes signent une montée en grâce aussi subtile qu’irrésistible. Deux ans après Perak, leur percée remarquée sur Big Crown Records, le trio indonésien déploie une écriture plus ample, presque suspendue, où chaque silence devient un geste, chaque note une respiration.
Plus qu’un album, Di Hotel Malibu s’écoute comme un décor : une chambre baignée de lumière dorée, des rideaux qui frémissent, et cette sensation diffuse d’un été qui ne finit jamais. Les arrangements s’ouvrent, les textures se superposent avec délicatesse — guitare satinée, rythmiques feutrées, voix diaphane — dessinant une soul à la fois intime et cinématographique.
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Crédit Photo Thee Marloes - Sept 2025 Credit Ayughia
Mais là où Thee Marloes captivent, c’est dans cette tension entre héritage et déplacement. Car derrière cette élégance presque rétro se cache une origine inattendue : Surabaya, port indonésien foisonnant, dont ils transforment le tumulte en douceur magnétique.
Dans cette nouvelle ère, le trio ne revisite pas la soul — il la redéfinit, avec grâce, lenteur et précision. Une échappée belle, à fleur de peau, déjà essentielle.
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Crédit photo TheeMarloes/ Raka Syahreza
Composé de la chanteuse et claviériste Natassya Sianturi, du guitariste et producteur Sinatrya Dharaka et du batteur Tommy Satwick, Thee Marloes s’affirment, avec Di Hotel Malibu, comme une entité presque organique, où chaque vibration naît d’un langage commun patiemment construit. Ici, le groove n’est plus seulement une signature — il devient une matière vivante, traversée de nuances, d’écarts subtils, de respirations nouvelles. Les arrangements s’étirent, s’aventurent vers des textures inédites, laissant affleurer des couleurs instrumentales plus libres et des structures volontairement mouvantes.
Ce disque, façonné dans le sillage de deux années intenses, capte moins des récits qu’il ne traduit des états : tensions sociales diffuses, instabilités affectives, identités exposées — autant de fragments que le trio choisit de suggérer plutôt que de figer. La voix de Natassya Sianturi, elle, se transforme en fil conducteur de cette mue sensible. Plus proche de la parole que du chant, elle glisse entre mélodie et confession, effleurant les émotions avec une justesse presque fragile. La soul demeure, mais elle se fait point de départ, jamais refuge.
Dans cette écriture où musique et mots avancent à l’unisson, chaque morceau devient un espace autonome, relié aux autres par une pulsation intime. « 6 Years » esquisse ainsi une lutte intérieure entre stabilité et désir d’élan, portée par une répétition presque hypnotique — my heart has had enough — tandis que « Di Hotel Malibu », épurée et mélancolique, s’impose avec une évidence désarmante, comme si elle avait toujours existé. Ailleurs, « Di Dalam » convoque des accents insulaires et une langue indonésienne fluide, quand « Boru », chanté en batak, ancre le projet dans une mémoire plus profonde, presque ancestrale.
À travers ces strates sensibles, Thee Marloes dessinent une cartographie émotionnelle où l’intime rejoint le collectif, et où une musique née à Surabaya trouve désormais une résonance bien au-delà de ses rivages — avec cette élégance rare qui transforme la discrétion en puissance.
https://www.instagram.com/theemarloes/
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