Anyma : 5 ans de révolution visuelle
Publié : 12h34 par Christophe HUBERT
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Anyma : 5 ans d’une odyssée qui a révolutionné le live DJ
Le 19 mai dernier sonna comme un anniversaire pour la scène mélodic techno. Matteo Milleri, l’esprit visionnaire derrière le projet Anyma, a célébré les 5 ans de son alter ego solo. Et ce qui n'était qu'une exploration artistique est devenu un phénomène culturel, transformant radicalement notre manière de consommer et de vivre les concerts électro.
La technologie en renfort
Lancé en 2021, au sortir d'une période où le monde était privé de clubs, Anyma est né de la volonté de Matteo Milleri (moitié du duo Tale Of Us) d’aller au-delà du simple DJ set. Le projet a débuté avec l'EP « Claire », introduisant immédiatement une dimension multidisciplinaire mêlant musique, art numérique et NFTs.
Le parcours d'Anyma s'est ensuite structuré autour d'une trilogie narrative ambitieuse Genesys (2023) puis Genesys II, The End of Genesys. Dès le début, c'est la naissance de l'entité humanoïde, explorant la fusion entre l'homme et la machine. Le projet mélange melodic techno, ambient, progressive house et collaborations avec des artistes comme Grimes, Sevdaliza ou Ellie Goulding. Ses morceaux les plus populaires incluent : Eternity, Welcome To The Opera, Hypnotized, Running, Syren…
Le point d'orgue de ce parcours restera sans doute sa résidence à la Sphere de Las Vegas début 2025, faisant de lui le premier artiste électronique à dompter l'écran le plus immersif de la planète.
Quand l'image devient l'instrument
Si Anyma a conquis la planète, c'est avant tout par la puissance de ses visuels, conçus en collaboration avec l'artiste Alessio De Vecchi. On se souvient tous de cette première vidéo virale : un géant de métal brisant l'écran pour tenter de toucher la foule.
Avant Anyma, les visuels en festival étaient souvent des boucles décoratives ou des jeux de lumières abstraits. J’exagère, des pontes comme Eric Prydz avaient déjà montré la voie mais Anyma acheva le processus, la mutation du live électro en show cinématographique. Avec l’italien, le visuel est devenu la narration. Chaque morceau possède son identité visuelle propre, souvent une prouesse technique en 3D qui joue sur la perspective pour créer une illusion de profondeur saisissante.
La révolution Anyma
L’impact du projet d’Anyma dépasse cependant le simple cadre esthétique ; il a modifié la psychologie même du public et de l'industrie de la nuit sur 3 piliers majeurs :
Les spectacles d'Anyma sont nativement pensés pour les réseaux sociaux (TikTok et Instagram). Chaque transition, chaque drop musical est synchronisé avec un moment visuel fort et percutant de 15 secondes. Ce minimalisme visuel ultra-efficace transforme instantanément chaque spectateur équipé d'un smartphone en un relais médiatique mondial.
Ensuite, le public ne vient plus seulement dans un club pour "perdre la notion du temps" ou danser les yeux fermés. Il vient pour assister à un opéra numérique. Anyma a déplacé le curseur de la culture club (historiquement centrée sur le DJ derrière ses platines) vers le spectacle total. Cette évolution a forcé l'intégralité de l'industrie — des festivals aux autres artistes — à élever massivement le niveau de leurs productions visuelles pour rester compétitifs.
Enfin, en liant des mélodies de techno mélodique très mélancoliques, nostalgiques et planantes à des images de cyborgs en quête d'humanité ou d'émotion, Matteo Milleri a réussi un paradoxe : utiliser la technologie la plus froide pour générer une connexion humaine intense. Le dancefloor est devenu un théâtre d'art contemporain à ciel ouvert.
Cela dit, les critiques existent. Certains reprochent à Anyma d’oublier la qualité musicale en se concentrant trop sur le visuel. D’autres critiquent un narratif pseudo futuriste avec des humanoïdes remplaçant l’Homme, à l’opposé de ce qu’est la club culture.
Reste que d’autres lui ont emboité le pas, tel Mathame (duo italien qui sera ce jeudi soir l’invité d’Antoine Baduel et de l’Happy Hour FG à 19h), qui résume en une formule ce que pensent de plus en plus de DJs/producteurs : sans visuel, sans narratif scénique fort, les musiques électroniques pourraient disparaitre.
Fausse prophétie, parenthèse marketing autour d’un live vendu très cher ? Vision ou innovation légendaires ? Une chose est sûre : le monde des concerts électro ne sera plus jamais le même, grâce à Anyma.
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