Bonne nouvelle, la musique française va (toujours) bien !

Publié : 12h20 par Christophe HUBERT

La musique française triomphe : streaming en hausse, vinyles résistants et IA en mutation.

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Bonne nouvelle, la musique française va (toujours) bien !

Le SNEP (syndicat national de l’édition phonographique) a sorti son rapport du premier semestre 2026. Pour faire plus simple, un bilan musical et à mi-chemin de l’année en cours.

Les chiffres clés

Le streaming confirme son statut de patron absolu du game musical. Les plateformes tournent à plein régime avec des volumes stratosphériques :

Le marché musical français atteint 449 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 3,5% par rapport à la même période de 2025. Une hausse qui peut sembler raisonnable, mais qui confirme une tendance désormais bien installée : le marché français affiche 6 années consécutives de croissance !

Et comme souvent depuis quelques années, le principal responsable de cette bonne santé s’appelle… abonnement.

Spotify, Apple Music et les autres ont encore gagné

Le streaming par abonnement représente désormais 291,5 millions d’euros, soit 65 % de l'ensemble des revenus de la musique enregistrée. En un an, ses revenus ont progressé de 7,5 % et sa part dans le gâteau a gagné 2,5 points.

Autrement dit : quand les Français veulent de la musique, ils ne semblent plus vraiment vouloir la posséder. Ils veulent surtout y avoir accès. Cette dynamique repose avant tout sur les abonnements aux plateformes de streaming, dont les revenus augmentent de 7,5%. Avec 291,5 millions d’euros, ils génèrent désormais 65% du total des revenus physiques et numériques (+2,5 points sur un an)..

Le vinyle refuse toujours de mourir

Et puis il y a l'autre grande curiosité du marché : le vinyle. Alors que le marché physique recule de 3,4 %, principalement plombé par l'effondrement du CD — -14,4 % — le vinyle continue, lui, de progresser. +5,8 % au premier semestre. Avec près de 49,3 millions d'euros de chiffre d'affaires, il représente désormais le premier support physique en valeur. Le CD, lui, semble avoir choisi une autre stratégie : la disparition progressive.

Et pendant ce temps, les artistes français occupent le terrain

L'autre bonne nouvelle du rapport concerne la production française. Et là, les chiffres sont assez spectaculaires.

Les productions françaises représentent 72 % du Top 200 Albums du semestre. Elles occupent même les quatre premières places du classement. Du côté du streaming, elles représentent 76 % des écoutes du Top 200, soit trois points de plus qu'un an auparavant. Et ce n'est pas uniquement une affaire de stars déjà installées. Parmi les 46 albums les mieux classés sortis au cours du semestre, 80 % sont des productions françaises. Quatre de ces nouveaux projets apparaissent même dans le Top 20.

La langue française se porte également plutôt bien : 15 titres d'expression française figurent dans le Top 20 du semestre. Et les artistes féminines continuent de gagner du terrain, avec sept titres dans ce Top 20, contre cinq un an plus tôt.

L'invité surprise : l'intelligence artificielle

Impossible évidemment de parler de musique en 2026 sans parler de l'IA ! Depuis mai, le SNEP applique de nouveaux critères pour déterminer si un titre développé avec l'intelligence artificielle peut entrer dans les classements officiels français.

Pour être éligible, un enregistrement utilisant des modèles d'IA doit notamment résulter d'une intervention humaine substantielle, faire l'objet d'une information claire du public sur le recours à l'IA et utiliser un service autorisé, conforme au droit français et européen. Une manière, pour l'industrie, de poser une première frontière : IA comme outil, oui ; morceau entièrement synthétique présenté comme une création humaine, non.

La musique enregistrée française n'est donc pas seulement en croissance. Elle est en pleine mutation.

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