Avec Revelations, Timmy Trumpet se révèle au monde
Publié : 12h33 par Christophe HUBERT
Revelations de Timmy Trumpet : un voyage musical entre chagrin et reconstruction.
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Avec Revelations, Timmy Trumpet se révèle au monde
Derrière la trompette, les shows explosifs et sets mémorables, il y a aussi un homme qui traverse des épreuves et un petit cœur qui bat ! Avec « Revelations », son deuxième album, l’Australien Timmy Trumpet transforme une rupture amoureuse en un voyage musical intime, du chagrin à la reconstruction. Une confession à découvrir dans son interview avec Antoine Baduel sur FG Backstage et que vous trouverez en podcast ici.
Un album d’autant plus intéressant qu’il nous rappelle que, derrière les nuits sans fin, les festivals gigantesques, des milliers de mains levées et une énergie apparemment inépuisable, les superhéros des platines, ont leurs coups de blues, leurs problèmes.
Depuis quelque temps, les albums qui racontent les épreuves personnelles des artistes électroniques se multiplient d’ailleurs. Après les projets nourris par le deuil ou les blessures intimes, voici Timmy Trumpet qui ouvre à son tour la porte de son jardin secret. Avec « Revelations », sorti le 23 octobre dernier, le DJ et producteur australien, habitué des grandes scènes internationales et classé parmi les meilleurs DJs du monde, dévoile son deuxième album, six ans après « Mad World ». Et cette fois, le sujet n’est pas seulement de faire hurler les clubs : il s’agit aussi de se reconstruire.
15 titres pour recoller les morceaux
« Ce n’est pas l’album que les gens attendent de moi. C’est l’album que j’avais besoin de faire pour moi-même. » Lors de son interview avec Antoine Baduel, Timmy Trumpet résume en une phrase l’ambition de ce disque. À l’origine de « Revelations », la fin d’une relation amoureuse de dix ans. Une séparation qui l’a obligé à regarder sa vie autrement, à retrouver ses repères et, surtout, à mettre des mots sur ce qu’il traversait.
Le résultat ? 15 titres qui fonctionnent comme autant de chapitres d’un processus de guérison. Le chagrin, les doutes, la solitude, la redécouverte de soi, puis l’espoir : l’album suit ce cheminement sans chercher à maquiller les émotions derrière une production spectaculaire. « Le processus de guérison a pris beaucoup de temps », confie-t-il. Le studio est alors devenu une forme de thérapie, un endroit où il pouvait avancer à son rythme, quitte à devoir parfois s’arrêter, submergé par ce qu’il ressentait.
L’un des titres les plus révélateurs s’intitule justement « Will I Be Alright? » — autrement dit, « Est-ce que j’irai bien ? ». Une question simple, presque universelle, qui prend une résonance particulière dans la bouche d’un artiste que le public associe volontiers à une fête permanente. Car si Timmy Trumpet sait faire monter la température d’un festival, il connaît aussi les moments où l’on ne sait plus très bien comment reprendre le cours de sa vie.
Pour traverser cette période, l’Australien s’est entouré de proches et de collaborateurs de confiance, notamment le producteur Mike Hawkins. Les sessions de studio sont devenues des espaces de discussion autant que de création. On parle de ce qui fait mal, on essaie de comprendre, puis on transforme tout cela en mélodies, en paroles et en rythmes.
C’est aussi ce qui rend « Revelations » intéressant : malgré son point de départ très personnel, l’album ne se referme pas sur l’histoire de son auteur. Timmy Trumpet espère au contraire que d’autres pourront s’y reconnaître. « Si cela peut aider ne serait-ce qu’une seule personne à surmonter une rupture difficile, alors mission accomplie », explique-t-il en substance à Antoine Baduel.
La vulnérabilité n’est donc pas ici une parenthèse promotionnelle ni un simple changement de décor. Elle constitue le moteur du projet. Et elle rejoint une évolution plus large de la scène électronique : celle d’artistes qui acceptent de parler de santé mentale, de deuil, de solitude ou de ruptures, là où l’image du DJ invincible a longtemps dominé. Timmy Trumpet cite notamment Armin van Buuren, qui a su lui apporter soutien et conseils pendant cette période difficile. Même les héros ont parfois besoin d’un coup de main.
Rassurons tout de même les amateurs de grands frissons : « Revelations » n’est pas un album de 15 ballades au piano destinées à contempler la pluie derrière une vitre ! Timmy Trumpet conserve son goût des mélodies fédératrices, des refrains puissants et des morceaux conçus pour vivre sur scène. L’album navigue entre plusieurs couleurs électroniques, toutes orientées club comme « In My Head » , ou la tech house de « Roses », en passant par les sonorités rave de « Drinking to Forget You ».
Les collaborations occupent également une place importante. On retrouve notamment John Martin sur « All My Life », Alle Farben sur « Chase The Feeling », ainsi que plusieurs chanteurs et producteurs qui ont accompagné Timmy dans cette aventure. Mais le morceau qui résume peut-être le mieux l’esprit du disque est « Dance Till I Die ». Un titre dont le nom pourrait passer pour une nouvelle devise de festival, mais qui porte ici une signification plus profonde. Pour Timmy Trumpet, il représente le moment où, au milieu des difficultés, une évidence s’est imposée : il ne pourrait jamais renoncer à la musique. Lorsqu’il l’a joué sur scène à Tomorrowland, l’émotion a été telle qu’il en a eu les larmes aux yeux, alors même que le public chantait et célébrait le morceau.
Et si le DJ australien n’a rien perdu de son envie de faire danser la planète, il nous rappelle désormais que la fête peut aussi être un endroit où l’on vient chercher un peu de légèreté, de réconfort et, parfois, la force de repartir.
Pour aller plus loin : retrouvez Timmy Trumpet au micro d’Antoine Baduel dans FG Backstage. Une interview dans laquelle l’artiste revient sur la genèse de « Revelations », la rupture qui a inspiré le disque, son travail en studio, ses collaborations et ce qu’il espère transmettre à ceux qui l’écouteront.
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