Sans alcool, la fête vraiment plus folle ?
Publié : 14 janvier 2026 à 12h55 par Christophe HUBERT
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/ChatGPT_Image_14_janv__2026__12_54_171768391683823.png)
Sans alcool, la fête vraiment plus folle ?
Si l’on vous dit qu’à l’avenir, vous ferez la fête le matin et sans alcool, cela vous semblera peut-être lunaire, hors sol. Et pourtant, si la notion de fête se transforme profondément depuis des années — et notamment depuis le Covid — danser plus tôt et sobrement n’est plus tout à fait si décalé…
Pour preuve, ce sondage Ifop (commandé par Badoit, précisons-le…) qui vient d’être publié et qui montre que le rapport des jeunes à l’alcool évolue fortement. Près de 85 % des 18-24 ans ont déjà fait la fête sans boire, et 61 % le font souvent ou toujours lorsqu’ils sortent.
Ils sont également plus nombreux à être convaincus que la fête sans alcool est dans l’air du temps (31 % de « oui, tout à fait », contre 20 % en moyenne), attractive (26 % contre 17 %) ou encore inclusive (29 % contre 12 %), renversant ainsi le cliché selon lequel fêter sans alcool serait ennuyeux ou ringard.
Ces chiffres s’inscrivent dans un mouvement plus large : des études américaines montrent que les jeunes générations, comme la génération Z, consomment moins fréquemment d’alcool que les générations précédentes, et que l’intérêt général pour l’alcool diminue significativement chez les jeunes adultes.
À New York : free water et débats autour de la sobriété
À New York, la culture des soirées reste souvent associée aux clubs et aux bars. Mais même là-bas, le rapport à la fête et à la consommation évolue — avec des débats très concrets autour de l’accès à l’eau plutôt qu’à l’alcool.
Un article du Guardian souligne notamment que les salles de concert et les clubs new-yorkais ne sont pas légalement tenus de proposer de l’eau gratuite à leurs clients, ce qui pousse certains fêtards à la payer au prix fort — parfois autant qu’une bière. Des travailleurs de la nuit et des DJs ont ainsi lancé une pétition pour exiger que les lieux mettent à disposition des stations d’eau gratuite clairement signalées, car cela pourrait faire la différence entre une soirée sans incident et une urgence médicale (déshydratation, malaise) dans une foule dense.
Ce débat, très concret, montre que les pratiques traditionnelles — où l’alcool est souvent le produit central de la nuit — sont aujourd’hui remises en question, y compris dans des villes réputées pour leur vie nocturne.
À New York toujours, ce repositionnement de la fête se traduit par l’émergence de nouveaux espaces et événements alternatifs à la culture alcoolisée traditionnelle.
Les Bright Nights Social proposent ainsi des expériences nocturnes sans alcool — soirées, musique live ou quiz — qui réinventent la communauté festive pour celles et ceux qui souhaitent sortir sans boire.
Les bars « zéro proof », comme Mockingbird à Brooklyn, offrent quant à eux des cocktails sans alcool dans des cadres pensés pour la sociabilité.
New York a même vu apparaître le premier festival entièrement sans alcool, Drinks with Benefits, mettant en avant des marques de boissons sans alcool, des ateliers de mixologie, des expériences bien-être et des espaces sociaux sans alcool.
Plus globalement, c’est une autre approche de la fête qui émerge. Plus sobre, certes, plus associée à un mode de vie sain, cette fête prônée par la génération Z change aussi d’horaires, débutant en fin d’après-midi pour se terminer en début de soirée. La fin de l’année 2025 a ainsi vu apparaître des matinées — ou matinees — festives organisées plus tôt, afin de permettre à des publics variés (jeunes parents, travailleurs, personnes souhaitant un rythme différent) de célébrer avant minuit, sans obligation d’alcoolisation.
Un phénomène générationnel et culturel
Ces évolutions reflètent un changement de paradigme qu’il ne faudrait pas sous-estimer sur la scène électro : pour de nombreux jeunes, faire la fête ne rime plus avec excès, mais avec partage, expériences et humanité. La réduction de l’importance de l’alcool — ou sa mise à l’écart complète — devient ainsi une marque de modernité, de santé et d’inclusion.
Dès lors, la fête peut se tenir à n’importe quel moment de la journée, ouvrant la voie à de nouveaux rapports à la musique, au temps, et à la communion avec un artiste.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/radiofg/images/logo_J1uBFLTl35.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/Capture_d__cran_2025_12_19_0903471766131714081.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/tim_vfx__wzSKSb9K9g_unsplash1713537135548.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/AnthonyGhnassia_1751708438075969.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/visu_appli1733411693306.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/Jorja_Smith_at_2025_Newport_Jazz_Festival_021771754440321.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/qui_se_tiendra1771520981245.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/black_coffee_31771605965290.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/rotonde1771598220835.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/California_Calling_M_me_Ricky_Ducati1771572892980.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/industry_plant1771511435840.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/stories41771497661143.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/Capture_d__cran_2026_02_19_0808041771484932402.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/Capture_d__cran_2026_02_19_0743441771483537666.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/UBL5BgYYYQ/image/Gemini_Generated_Image_rsohbarsohbarsoh1771432794277.png)