Rave Party de Redon : Les plaintes classées sans suite  

14 mars 2022 à 18h32 par Jean-Baptiste BLANDIN

Gendarme
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Crédit : @instagram.com/technopol_asso

Après 9 mois d’investigation, le parquet de Rennes a finalement rendu son jugement sur l’affaire de la rave party de Redon.

Lors de la nuit du 18 au 19 juin 2021, près de 1500 fêtards s’étaient réunis en hommage à Steve Maia Caniço, décédé il y a 2 ans à Nantes. De nombreux affrontements avaient fini par éclater avec les forces de l’ordre et un jeune homme de 22 ans avait eu la main arrachée. Suite à cela, la victime avait porté plainte pour « violence volontaire aggravée ayant entraîné une infirmité permanente » et pour « non-assistance à personne en danger », deux plaintes finalement classées sans suite par le parquet de Rennes.

Selon nos confrères du quotidien Ouest France, le procureur de la république s’est justifié dans un communiqué expliquant « l’usage des armes par les forces de l’ordre s’est fait en riposte et s’est avéré nécessaire et proportionné » et que la victime s’est « volontairement emparée » de la grenade tombée au sol.
Quant à la plainte concernant la non-assistance à personne en danger, le parquet estime que « les circonstances d’intervention étaient particulièrement dangereuses, rendant complexe et risquée l’intervention au plus proche des fêtards tant des secours que des forces de l’ordre ». 

Suite aux incidents de la rave party, l'Amnesty Internationnal, avait publié un rapport énonçant que  « la force n'était ni nécessaire ni proportionnée et les conditions d'intervention contraires aux principes de base des Nations unies ». 

 

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