Happy Hour

Dossier de la rédaction : Les spectacles vivants face au coronavirus

24 septembre 2020 à 20h00 Par Antony Harari
Crédit photo : Facebook Officiel Theatre du Chatelet

Avec le Covid 19, tous les secteurs ont traversé une grave crise. Certains plus que d’autres, comme les spectacles vivants…
C’est une reprise très compliquée pour les spectacles vivants. Et ce malgré les deux milliards d’euros du plan de relance du gouvernement qui sera consacré à la culture. En effet, le secteur des spectacles s’est retrouvé dans le coma durant le confinement. Et depuis peu, il revient tout doucement à la vie… avec principalement la réouverture des salles.

Des salles et des théâtres qui ont grandement besoin de solutions rapides pour survivre. La plupart ont rouvert ou vont rouvrir leurs portes dans les jours qui viennent. Sauf que forcément, ce second souffle s’accompagne de contraintes.

Le port du masque obligatoire pour le public, il ne pouvait pas en être autrement. Mais aussi les capacités réduites et les séparations, des décisions mal vécues par les acteurs du spectacle vivant qui ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas logés à la même enseigne que les transports en communs ou les avions.

A cela s’ajoute une donnée logique : la crainte de nombreuses personnes de revenir dans les salles. Comme en témoigne une enquête de 'L’œil du Public' selon laquelle 47% des sondés prévoient de réduire leurs sorties culturelles. Et parmi les consommateurs réguliers d’activités de ce type, ils ne sont que 44% à se sentir à l’aise à l’idée d’assister à un concert, pièce de théâtre ou un opéra, et seulement 33% à s'imaginer aller à un festival. Au final, 59% des personnes interrogées estiment qu'il est plus sage de se rendre dans des sites moins fréquentés.

Alors malgré ces difficultés, les théâtres rouvrent, avec un redémarrage forcément poussif. Mais un enthousiasme non dissimulé et un état d’esprit positif. C’est le cas de Christophe Ségura, directeur du théâtre Comédie Bastille à Paris 11èmeÉcouter le podcast

Et du côté des artistes, prenons les humoristes par exemple. Tous ont été directement touchés par cette crise du coronavirus. A des degrés divers bien entendu. Pour les plus célèbres, même après le confinement c’est encore des tournées et des dates annulées ou reportées, à l’instar de Gad Elmaleh avec sa nouvelle tournée ou Jeremy Ferrari qui préfère voir au jour le jour s’il peut jouer ou non dans telle ou telle ville. Mais qu'en est-il alors des autres humoristes habitués aux plus petites salles? 
On a posé la question à Franjo qui reprend peu à peu la scène, après des mois à l’arrêt:Écouter le podcast

Humoristes comme exploitants de théâtre se veulent donc optimistes dans leurs discours. Autre motif d’espoir pour les petites salles et le stand up, les ouvertures de comedy club qui continuent malgré la situation actuelle. Le mois dernier, c’est Kev Adams qui a lancé son comedy club à Paris Le Fridge.
Alors même si tous les acteurs du spectacle vivant restent fortement dépendants de l’évolution de l’épidémie, ils espèrent en parallèle faire avancer les choses avec le Ministère de la Culture pour y voir plus clair dans leur secteur. Et ne plus jamais devoir enchaîner les salles vides...

Franjo tous les jeudis à partir du 15 octobre 2020 au Point Virgule (7 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie 75004 Paris)