Les festivals de musique auront bien lieu en 2024 mais y’a du changement

14 décembre 2022 à 11h52 par Christophe HUBERT

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Crédit : @Hanny Naibaho / Unsplash

Les festivals de musique auront bien lieu en 2024 mais y’a du changement

Comment organiser des festivals de musique l’année des Jeux Olympiques ? Comment répartir les forces de sécurité sur le territoire quand les JO tombent pendant la saison des festivals ? Autre question, peut-on décemment annuler les festivals pour privilégier les JO à Paris ?

Autant de questions qui agitaient le gouvernement, autant d’inquiétudes qui secouaient les organisateurs d’événements. On vous en parlait ici.

Mais alors que le doute planait, on en sait plus sur le sort des gros raouts de l’été 2024. Ainsi, les festivals d’Avignon, des Vieilles Charrues, l’Interceltique de Lorient, les Francofolies de la Rochelle, le Hellfest et les Eurockéennes de Belfort auront bien lieu à l’été 2024 !

Toutefois, ces fêtes auront une concession à faire, modifier leurs dates pour ne pas tomber en même temps que le Jeux Olympiques. C’est ce qu’a annoncé le Ministère de la culture hier, après des réunions de concertation. Abdul Malak affirme même que « des solutions sont d’ores et déjà trouvées pour la plupart de ces évènements afin d’assurer leur tenue pendant l’été 2024 ».

Par exemple, les Vieilles Charrues passent au week-end d’avant, l’Interceltique de Lorient pourrait se décaler après le 11 août. Le Festival d’Avignon va commencer plus tôt.

Pas d’infos pour le moment sur les festivals purement électro comme Les plages Electroniques ou Family Piknik mais il est vrai que ce sont les très gros festivals qui pouvaient poser problème, tant ils mobilisent des renforts de CRS ou de gendarmes mobiles.

Ceux qui se déroulent en Ile de France n’ont pas encore de solutions définitives, comme Lollapalooza ou Rock en Seine. D’où la réponse du Syndicat des musiques actuelles (SMA) par la voix de sa déléguée générale Aurélie Hannedouche : ces règles sont encore « trop discrétionnaires et aléatoires ».

Affaire à suivre donc car après ces mastodontes de la scène des festivals, viendront les événements indépendants, plus modestes mais qui sont aussi le cœur battant de la musique live en France. Il ne faudrait pas que ce soient eux qui fassent les frais d’une année 2024 olympique.

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