Léon Marchand : plongeon dans le grand bain musical !

Publié : 12h53 par Christophe HUBERT

Léon Marchand : champion de natation... et musicien.

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Crédit : @screen video

Léon Marchand, le son pour dépasser la natation

Léon Marchand vient de faire ce que Léon Marchand fait décidément très bien : gagner. Et pas juste une fois, histoire de ne pas trop nous laisser le temps de nous habituer. Aux Championnats d’Europe de natation 2026, organisés à Saint-Denis, le Toulousain a décroché son premier titre européen sur 200m papillon, avant de s’offrir quelques jours plus tard le 400m nage libre pour sa toute première participation internationale sur la distance. Il repart de ces championnats avec quatre médailles au total : deux titres individuels, un en argent avec le relais 4×200 m et un bronze sur le 4×100m 4 nages.

Mais il y a un détail assez réjouissant dans cette histoire : le grand Léon Marchand n’a pas l’air d’avoir envie d’être uniquement le grand Léon Marchand.

C’est précisément ce que raconte Léon, au-delà de l’or, la série documentaire diffusée sur france.tv. Pendant un an, les caméras de son père Xavier Marchand et du réalisateur Sacha Vučinić l’ont suivi entre les États-Unis, l’Australie, la France et l’Asie. Et derrière le champion olympique, on découvre un jeune homme qui cherche ce qu’il peut bien faire de sa vie maintenant qu’il a déjà réalisé, à 23 ans, ce que beaucoup n’oseraient même pas mettre sur leur liste de rêves.

La question est assez vertigineuse pour un gars de son âge : que reste-t-il quand on a déjà tout accompli ? Quelle vie après la natation ? La réponse, visiblement, peut commencer par… mettre de la musique.

Car oui, Léon Marchand est aussi musicien. Il joue du piano, s’intéresse à la production musicale et explique avoir appris notamment grâce à des tutoriels sur YouTube. Il s’est aussi mis à mixer, avec une attirance assumée pour le rap, l’électro et notamment la house. En 2025, il racontait même que la musique était devenue une manière de se vider la tête après les longues journées d’entraînement. Et là, forcément, notre attention se réveille !
Parce qu'il y a quelque chose d'assez savoureux à imaginer le type qui passe des heures à travailler ses virages, ses coulées et ses battements de jambes… puis qui rentre chez lui pour travailler un set ou une nouvelle prod !

 

Et ce n'est pas seulement une petite activité. Dans le troisième épisode du documentaire, En harmonie, la musique prend une vraie place dans le parcours de Léon. À Singapour, alors qu’il dispute les Mondiaux et tente de retrouver le plaisir de la compétition après l’immense raz-de-marée émotionnel des Jeux de Paris, Léon travaille également sur la musique de la série. Il est notamment vu en studio avec Guillaume Alric, moitié de The Blaze. La musique originale du documentaire associe d’ailleurs leurs deux univers. Le documentaire résume la chose avec une phrase assez parfaite : « Papa, il m’a pas forcé à nager, mais il m’a forcé à faire de la musique. »

Le documentaire montre surtout que la musique constitue pour Léon Marchand un espace qui n’est pas soumis aux mêmes règles que la natation. Dans l’eau, il y a un chrono, un classement, un podium, une médaille. En studio, personne ne lui remet une médaille pour avoir trouvé la bonne harmonie, et c’est probablement tout l’intérêt de plonger dans un univers artistique fait de chaos, de réussites, d’échecs, un processus finalement plus libre qu’un sport qui a ses règles, sa science.

Alors, évidemment, il ne s’agit pas encore d’annoncer Léon Marchand b2b The Blaze au closing de l’Adidas Arena. Ne nous emballons pas.

Mais il est assez amusant de voir émerger, derrière le nageur le plus célèbre de France, un autre Léon : celui qui écoute de la house, apprend à mixer, compose, joue du piano et semble trouver dans la musique quelque chose que la compétition ne peut pas lui donner. Après tout, Léon Marchand a déjà prouvé qu’il pouvait nager quatre nages. Mais à terme, il serait assez cohérent de voir Léon Marchand créer un son, pour de vrai, avec Guillaume Alric qui, au passage, vient de sortir sous son pseudo Enfant Sauvage, l’excellent « Struggle »

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