L'Inde s'ouvre aux musiques électroniques

Publié : 15h29 par Christophe HUBERT

L'Inde, nouveau hub mondial de l'électro avec festivals, clubs et le genre unique Desi Bass.

Sunburn
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Crédit : @sunburn.in

L'Inde s'ouvre aux musiques électroniques

Si loin et si méconnu, le marché musical indien nous échappe largement. Si vous pensiez encore que l'Inde n'écoutait que des bandes originales de films Bollywoodiens, il est temps de faire une mise à jour car c’est désormais un fait accompli : le sous-continent indien est en train de devenir le nouveau terrain de jeu géant du clubbing mondial. Pour mesurer l'ampleur du phénomène, il suffit d’écouter le DJ star Martin Garrix qui vient tout juste d'annoncer une tournée colossale de 10 dates à travers l'Inde. Le concept ? Débarquer sur place en plein pendant Holi, la célèbre fête des couleurs.

Mais à quoi ressemble ce fameux marché indien ?

Entre l'augmentation des revenus de la jeunesse et l'explosion des festivals (Sunburn en tête), le secteur de la nuit indienne affiche une forme olympique ! D’abord, Mumbai et Delhi mènent la danse avec leurs super-clubs et rooftops ultra-selects. De leur côté, Bengaluru et Hyderabad — les capitales tech du pays — carburent aux micros-brasseries et à la techno underground, tandis que Goa garde jalousement son statut de mecque historique de la Psytrance.

Ensuite, l’Inde a un nouveau péché mignon, l'Experiential Dining, où la frontière entre grand restaurant et club est très mince. On y va pour manger très bien, boire un cocktail élaboré et finir par danser devant le set d’un DJ haut de gramme. Et avoir une telle vie nocturne tient presque de la prouesse. Pourquoi ? Parce que dans beaucoup de métropoles, la police siffle la fin de la fête vers 1h ou 2h du matin. Malins, les Indiens se sont adaptés en inventant les sunset sessions en fin d'après-midi.

Qu’est-ce qu’on écoute ?

Comme partout ailleurs dans le monde, les DJs stars sont dans les playlists des amateurs d’électro. La vague melodic house/techno y est très forte et la techno se porte très bien. A noter cela dit, un genre propre au pays, le "Desi Bass" : Ici, on ne se contente pas de copier la techno berlinoise ou la house de Chicago. On fusionne hard/tech house avec des instruments traditionnels comme le shehnai ou des voix soufies.

Nucleya (Udyan Sagar) est d’ailleurs le pionnier du "Desi Bass". C'est lui qui a eu l'idée de génie de balancer des basses écrasantes sur des samples de musique populaire indienne et de street-festivals. Résultat : des shows complets dans tout le pays. Il y a aussi Anish Sood— l'un des pionniers de la scène dance indienne, avec des passages à EDC, Tomorrowland Unite et Sunburn, et des tournées aux côtés de Kygo, David Guetta ou Martin Garrix.

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