Free parties, le texte RIPOST renforce la répression

Publié : 13h08 par Jean-Baptiste Blandin

Free Party
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Crédit : Image générée par IA

Hier, les députés ont adopté en séance la création de nouveaux délits visant à sanctionner l'organisation — et même la simple participation — à une free party. C'est dans le cadre du projet de loi "Ripost", consacré à la sécurité du quotidien, que ces mesures ont été approuvées en première lecture.

C'est une information qui agite la scène électronique et au-delà depuis plusieurs mois, et elle mérite qu'on s'y arrête.

Concrètement, les organisateurs risqueraient désormais deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Quant aux simples participants, ils s'exposeraient à six mois de prison et 7 500 euros d'amende. Des sanctions que beaucoup jugent disproportionnées, et le mot est faible. Le gouvernement entend également abaisser de 500 à 250 personnes le seuil à partir duquel un rassemblement musical doit être déclaré.

La gauche s'est fermement opposée à ces mesures, dénonçant une approche liberticide et regrettant l'absence de concertation avec les collectifs organisateurs. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu un peu partout en France, et de nouvelles sont attendues ce week-end.

Ce qui inquiète aussi, c'est le flou des termes utilisés. Être impliqué de manière directe ou indirecte dans une free party suffirait à tomber sous le coup de la loi. C'est vague, et c'est précisément ce flou qui fait inquiète.

Les discussions sur le projet de loi "Ripost", doivent se poursuivre jusqu'à vendredi ou samedi, avant un vote solennel prévu mardi. Consacré à la sécurité du quotidien, le texte propose un ensemble de mesures destinées notamment à lutter contre le fléau du protoxyde d'azote, les rodéos urbains sauvages et les violences en marge des événements sportifs.

La scène, elle, retient son souffle.


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