Dom Dolla, l’Australien qu’il vous faut connaître

Publié : 12h09 par Christophe HUBERT

Dom Dolla : l'Australien qui révolutionne la scène électro avec ses collaborations audacieuses.

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Dom Dolla, l’Australien qu’il vous faut connaître

Que se passe-t-il quand un Australien, un Allemand et un Britannique décident de mettre le feu au club ? Réponse : un track quasi géopolitique nommé « Danger Danger ». Dom Dolla vient de réunir Solomun et Skepta sur un nouveau single qui mélange house musclée, basses bien lourdes et ce petit quelque chose de très londonien. Trois univers assez différents, mais une même obsession : faire danser. Le morceau avait d’ailleurs déjà été testé cet été par Dom Dolla lors de sa résidence au Hï Ibiza.

Et le timing est particulièrement bien choisi. Quelques jours avant la sortie, Dom Dolla venait justement de jouer devant 60 000 personnes au Marvel Stadium de Melbourne, sa ville d’adoption, pour l’un des plus gros concerts électro jamais organisés en Australie. « Danger Danger » a même servi à ouvrir cette gigantesque soirée. Quand on vous dit que le garçon voit grand ! Car Dom Dolla n’est plus simplement le DJ australien qui monte. À 34 ans, Dominic Matheson est devenu l’un des visages de la nouvelle vague électro australienne, aux côtés d’artistes comme Flume, Rüfüs du Sol ou Fisher. Et surtout, il est en train de réussir un exercice plutôt délicat : faire passer la house des clubs aux stades sans lui faire perdre complètement son âme.

L’histoire commence pourtant de manière beaucoup moins spectaculaire. Né à Manille en 1992, Dominic Matheson grandit à Darwin avant que sa famille ne s’installe à Melbourne lorsqu’il est adolescent. C’est là qu’il découvre véritablement la culture dance. Il joue de la guitare, du saxo, s’intéresse à la musique électro et commence à mixer à la fin de son adolescence. À 16 ou 17 ans, il joue dans des fêtes chez des amis, parfois pour 50 dollars… et parfois sans être payé ! Pendant un temps, il travaille comme graphiste et organise parallèlement des soirées avec ses amis.

Puis, progressivement, la production musicale prend le dessus. En 2015, il rejoint le label australien Sweat It Out et commence à se faire remarquer avec des titres comme « Define », réalisé avec Go Freek, puis « You » ou « Love Like This ». Le jeune producteur commence surtout à trouver sa signature : une house très australienne donc avec un petit quelque chose de retro, de disco parfois, très ensoleillée mais aussi ciblant clairement les clubs. Bref, le gars cherche l’éclectisme de la house. Et plus le temps avance, plus il élargit la palette entre house, tech-house, disco, influences rave et culture pop. Autant dire qu'il surprend à chaque release, soit en invoquant des rythmes disco/sensuels soit - comme pour "Danger Danger" en faisant transpirer le public !

Son autre arme, ce sont les collaborations. MK pour « Rhyme Dust », Nelly Furtado pour « Eat Your Man », Clementine Douglas pour « Miracle Maker », Tove Lo, Daya, Tiga… Dom Dolla sait parfaitement quand inviter une voix ou un artiste capable de donner une nouvelle couleur à son univers musical. La trajectoire est devenue franchement spectaculaire. Coachella, Ibiza, grandes scènes internationales, résidences, tournées américaines… Et en septembre 2026, retour aux sources à Melbourne : 60 000 personnes au Marvel Stadium pour son plus gros concert australien.

Alors, pourquoi faut-il connaître Dom Dolla ? Parce qu’il représente assez bien la nouvelle génération de producteurs électro : suffisamment attachée à la culture club pour en connaître les codes, suffisamment obsédée par les mélodies et les refrains pour séduire bien au-delà, et suffisamment ambitieuse pour considérer qu’un dancefloor peut désormais faire 60 000 personnes !

 

 

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