À Paris, le Palais Galliera célèbre l’élégance indocile
Publié : 5 octobre 2026 à 21h35 par Gwenael BILLAUD
À Paris, le Palais Galliera célèbre l’élégance indocile
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À Paris, le Palais Galliera célèbre l’élégance indocile
Avec « Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle », le musée de la Mode explore celles qui ont fait du vêtement un instrument de liberté.
Une cravate, un pantalon, un costume : parfois, une silhouette suffit à bousculer les conventions. Au Palais Galliera, la nouvelle exposition raconte comment les femmes du XIXe siècle se sont approprié les codes du vestiaire masculin pour affirmer leur place dans la société. Un sujet qui résonne avec les débats contemporains sur la mode et l’identité.
À travers près de 500 œuvres, le parcours réunit costumes d’amazone, tailleurs, accessoires, peintures et photographies. Parmi les ensembles présentés, la garde-robe de Rosa Bonheur est dévoilée dans son intégralité pour la première fois. George Sand et Natalie Clifford Barney côtoient des femmes anonymes, dont les images révèlent d’autres manières d’incarner la féminité.
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Belle Jardinière, Costumes d’amazone, vers 1890
Du Paris artistique aux cercles lesbiens de la Belle Époque, l’exposition dessine une histoire du style faite d’audace et d’émancipation. Elle invite à regarder autrement une veste, une coupe, une allure : autant de choix personnels qui peuvent aussi devenir des gestes politiques.
Une proposition culturelle pour prolonger les conversations de la Fashion Week et rappeler que l’élégance parisienne doit beaucoup à celles qui ont osé déplacer les lignes.
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Portrait, vers 1900.
Crédit : © New York, Lesbian Herstory Archives.
« Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle » — Palais Galliera, Paris. Jusqu’au 14 février 2027.
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