L’électro au programme des écoles de commerce

Publié : 12h18 par Christophe HUBERT

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Crédit : @générée par IA

L’électro au programme des écoles de commerce

Visiblement, le futur de la musique ne se joue plus seulement derrière des platines à 3h du matin. Il se prépare aussi dans des amphithéâtres et dans le business mondial. Oui, avec des PowerPoint, des business plans et probablement quelques étudiants en hoodie qui rêvent davantage de Spotify que de Goldman Sachs.

En septembre 2026, la France lancera ainsi un nouveau MSc en International Music Business, porté par la Rennes School of Business et l’EMIC, une école spécialisée dans les industries créatives. Particularité du programme : il veut former les futurs cadres de la musique dans les marchés émergents — comprendre l’Asie, l’Afrique, l’Inde, le Moyen-Orient ou encore l’Amérique latine.

Et pour donner un peu de crédibilité électronique à l’ensemble, le cursus a trouvé des parrains qui sentent bon les hits et les clubs : Christian de Rosnay, manager du duo électro français Justice, et Alexandra Pilz Hayot, manager de Gesaffelstein. Deux figures qui connaissent assez bien – c’est une litote - le sujet du rayonnement international de l’électro française.

Le programme réunira également des intervenants de chez Sony Music, Spotify, la Sacem ou du label Believe.

Derrière cette initiative, il y a surtout une intuition très sérieuse : la prochaine explosion musicale mondiale ne viendra plus de Londres, New York ou Los Angeles. Les marchés émergents représentent désormais le principal moteur de croissance du streaming musical mondial. Plusieurs analystes du secteur estiment que les prochaines grandes scènes musicales pourraient naître à Lagos, Mumbai ou São Paulo.

Et quelque part, ça raconte aussi une petite révolution française. Pendant longtemps, les écoles de commerce formaient surtout des spécialistes de la finance ou du marketing traditionnel. Aujourd’hui, elles veulent aussi produire des managers capables de lancer un artiste nigérian sur TikTok, négocier des droits musicaux en Corée ou organiser une tournée virtuelle dans le métavers. Ambiance moins “costume-cravate”, davantage « festif » !

Le business de la musique n’a jamais autant ressemblé à un terrain de jeu mondial. Et pour ceux qui refusent la logique commerciale, il y a toujours les free parties !

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