Gamma, une ode à la fête par Gesaffelstein

29 mars 2024 à 17h10 par Jean-Baptiste BLANDIN

Gesafflestein
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Crédit : Instagram : @Gesafflestein

Il incarne la nonchalance française à travers le monde, Gesaffelstein vient de livrer son 3ème album « Gamma », un bel hommage au post punk dans sa version la plus électronique et festive possible.  

Après avoir sorti l’excellent "Aleph", qui lui a ouvert les portes du marché américain, puis l’étonnant "Hyperion", sur lequel on y retrouve les mastodontes The Weekend et Pharell Williams, celui que l’on appelle "le prince noir" de l’électro française est de retour avec Gamma, un album forcément très attendu. 

Gesaffelstein intrigue et dénote tout autant qu’il est adulé et scruté part l’industrie musicale. La sortie de Gamma ne devrait pas déroger à la règle, que la fête commence. 

À l’image d’un début de soirée, le long format s’ouvre avec Digital Slaves, un titre qui nous plonge directement dans l’ambiance sombre et froide de l’album.

Vient ensuite le titre phare Hard Dream porté par la voix sublime de Yan Wagner qui nous rappelle un certain Ian Curtis et tous les chanteurs post punk et cold wave qui lui ont succédé, plus de doute, on est dans la file du Berghain. 

Gamma est en quelque sorte la rencontre entre Joy Division et la Love Parade berlinoise, et l’excellent Your Share of The Night qui suit est le symbole de cette union. Il semblerait qu’on ait réussi à rentrer.

Les titres qui suivent sont bien plus radicaux, les rythmes s’accélèrent et saturent à l’image de Hysteria et Mania, les voyants sont au rouge, symbole de lâcher prise et de surchauffe.

La pause est nécessaire, ça tombe bien la belle ballade Lost Love est là pour nous donner un petit temps de répit avant que notre coup de cœur, le titre Perfect, ne revienne à la charge dans un élan de sensualité presque pervers mais terriblement jouissif !

L’album se perd ensuite dans un moment de folie furieuse avec les titres Psycho et Tyranny, la vision est trouble et l’euphorie est palpable. Ca y est on en transe, mission réussie pour Gesa. 

La fête se termine, comme souvent au petit matin, les lumières se rallument, il est l’heure de rentrer. Mais d’abord, on va fumer une dernière cigarette en regardant le soleil se lever, et pour ce moment magique quoi de mieux que de s’écouter Emet, dernier titre de l’album.

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