Free parties, la fête dans le viseur de la loi

Publié : 17h06 par Jean-Baptiste Blandin

Free Party
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Crédit : Image générée par IA

Free parties, la fête dans le viseur de la loi

Depuis plus de trente ans, les free parties font partie du paysage des musiques électroniques en France. Des fêtes souvent improvisées, organisées en dehors des circuits traditionnels, et qui incarnent pour beaucoup une certaine idée de la liberté et de la culture alternative. Mais aujourd’hui, le débat politique autour de ces rassemblements revient sur le devant de la scène.

Le 9 avril prochain, les députés du groupe Horizons doivent présenter à l’Assemblée nationale une proposition de loi, la loi 1133, qui vise à renforcer les sanctions contre les rave-parties non déclarées. Le texte prévoit notamment jusqu’à six mois d’emprisonnement et 5 000 euros d’amende pour les personnes impliquées dans l’organisation de ces événements. Les participants eux-mêmes pourraient aussi être sanctionnés par une amende pouvant atteindre 1 500 euros.

L’un des points les plus discutés concerne la définition même d’« organisateur ». Elle serait élargie à toutes celles et ceux qui aident à monter un mur de son, transporter du matériel, partager des informations pratiques ou installer un espace de repos. Pour le monde des free parties, ce nouvel extrait est une « porte ouverte à toutes les dérives ».

Face à ce projet de loi, plusieurs collectifs et associations, dont Tekno Anti Repression, se sont mobilisés pour lancer une pétition. L’objectif est clair : éviter que cette loi soit votée.

Pour ces acteurs de la scène alternative, les free parties ne sont pas seulement des fêtes : elles représentent un espace d’expression artistique, d’expérimentation musicale, de rassemblement communautaire et de liberté collective.

 

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