Paris : doit-on transformer les immeubles vides en lieux festifs ?
Publié : 19 janvier 2026 à 12h35 par Christophe HUBERT
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Paris : doit-on transformer les immeubles vides en lieux festifs ?
Et si la prochaine soirée techno de référence, à Paris, se cachait… dans un ancien open space ?
À l’heure où la capitale se cherche un projet, à l’orée des élections municipales, on vient d’apprendre que l’Île-de-France compte plus de bureaux vides que jamais. D’où cette question, jusque-là marginale mais qui pourrait faire son chemin : transformer les immeubles de bureaux inoccupés en lieux festifs. Clubs, salles de concert, bars, rooftops nocturnes… Londres a ouvert le débat. Paris pourrait-elle suivre ?
Des millions de mètres carrés qui dorment
En Île-de-France, 6,2 millions de mètres carrés de bureaux sont aujourd’hui inoccupés, un record historique. Cela représente plus de 10 % du parc total, soit l’équivalent d’1,5 fois le quartier de La Défense ! Autrement dit : des tours, des immeubles entiers, restent désespérément éteints, souvent à cause du télétravail et du ralentissement de la demande.
Pendant ce temps-là, à Paris, certains lieux de nuit ferment, étranglés par les loyers et les plaintes de voisinage. Deux crises, un même territoire… et pourquoi pas une solution commune ?
À Londres, la question est déjà posée publiquement. Un rapport relayé par The Guardian propose de transformer des immeubles de bureaux vides en « zones festives nocturnes » : clubs, bars, espaces culturels, DJ booths, parfois ouverts jusqu’au petit matin.
L’idée part d’un constat simple : dans les quartiers d’affaires, les bureaux sont vides la nuit… et il n’y a souvent presque aucun riverain pour s’en plaindre. Environ 500 000 personnes travaillent dans la City de Londres, mais seulement 8 500 y vivent. Intégrer des espaces de fête et de vie nocturne permettrait, d’après ce rapport, de redonner vie à des quartiers fantômes après 18h et de soutenir une économie nocturne en difficulté.
Et à Paris, ce serait possible ?
Sur le papier, Paris coche plusieurs cases. Les quartiers d’affaires comme Bercy, Montparnasse, ou certaines zones de l’Ouest parisien, comptent de vastes immeubles peu occupés, souvent éloignés des immeubles d’habitation. Des lieux parfaits, selon certains, pour accueillir une vie nocturne mieux encadrée, mieux insonorisée et mieux répartie.
Évidemment, transformer un immeuble de bureaux en club ne se fait pas d’un claquement de doigts. Le bruit, les flux de noctambules, la sécurité ou encore les transports posent rapidement question. Sans parler du fait que le secteur de la nuit n’est pas le seul à jeter un regard gourmand sur ces mètres carrés vacants. Alors que l’Île-de-France manque cruellement de logements, ces immeubles vides représentent une aubaine. Il arrive déjà à la Ville de Paris de préempter des bâtiments pour la création de logements sociaux. Et à chaque fois qu’on installe un habitant, on repousse un club ou un bar… !
Cela dit, pour plusieurs experts, l’opposition n’est pas tout à fait pertinente. Tous les bureaux ne sont pas transformables en logements, et tous ne sont pas adaptés à la fête. La vraie question serait plutôt la suivante : faut-il accepter des usages hybrides dans nos villes ?
Un immeuble qui travaille le jour et danse la nuit, ou inversement. Un quartier qui change de visage selon l’heure. Bref, une vision de la ville et de son futur. Cela tombe bien : la campagne des élections municipales est lancée, et ce type de débat concerne Paris mais, au-delà, bien des communes de France.
Que faire des centres-villes vidés de leurs commerces, de ces anciennes zones commerciales sans âmes qui vivent ? Bien sûr, la vie nocturne — bars, clubs, tiers-lieux, spots culturels — n’occupera pas tous les espaces. Mais l’intégrer dans l’équation, c’est imaginer un avenir collectif et urbain où l’on conjugue les moments de vie (logement, travail, échanges culturels, humains, sport, fête) au lieu de les opposer.
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