« P*tain du soirée », la fête à la verticale
Publié : 12h43 par Christophe HUBERT
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« P*tain du soirée », la fête à la verticale
« P*tain de soirée », c’est la nouvelle création de Roman Doduik pour France Télévisions, pensée dès le départ pour les réseaux sociaux. Diffusée à partir de ce lundi, la série raconte une histoire simple, presque universelle : celle d’un amour qui tarde à se déclarer.
Le synopsis tient en une phrase efficace : Simon organise l’anniversaire surprise de sa meilleure amie Angèle… mais apprend qu’elle part vivre au Canada dès le lendemain. Il n’a alors qu’une nuit pour lui avouer ses sentiments. Derrière cette intrigue de “friends to lovers”, la série explore surtout ce moment charnière du passage à l’âge adulte, entre peur du rejet, décisions irréversibles et urgence émotionnelle.
Un format inédit : raconter en vertical
C’est là que la série devient vraiment intéressante : « P*tain de soirée » est entièrement tournée en format vertical (9:16), comme une story Instagram ou une vidéo TikTok.
Chaque épisode dure environ 3 minutes, pour un total de 20 épisodes diffusés quotidiennement sur TikTok, Instagram, Snapchat ou YouTube.
Contrairement aux micro-contenus rapides souvent produits pour les réseaux, France Télévisions revendique ici une fiction “premium”, avec une écriture continue et une vraie ambition narrative. Mais de fait, le format impose ses règles : cadrage resserré et centré, mouvements latéraux limités, objets et actions pensés pour être visibles dans un écran étroit, narration rythmée pour capter l’attention dans un flux de scroll permanent.
La stratégie de France Télévisions : aller chercher la Gen Z
Avec cette série, France Télévisions ne cache pas son objectif : reconquérir un public jeune qui ne regarde plus la télévision traditionnelle. Le constat est clair : la Gen Z consomme désormais les contenus principalement sur smartphone. La série est ainsi diffusée uniquement en ligne, sans passage télé classique — un choix fort qui marque un basculement stratégique. On n’adapte plus un contenu TV aux réseaux : on crée pour les réseaux.
Mais au fond, P*utain de soirée, c’est réussi ou pas ?
Les premiers retours sont globalement curieux, parfois enthousiastes, mais pas unanimes. Du côté des créateurs et de certains observateurs, le projet est salué pour son ambition, sa volonté de proposer une fiction “qualitative” malgré le format court, d’essayer d’inventer une d’écriture sérielle adaptée aux réseaux, voire de créer un objet hybride entre cinéma, série et contenu social.
Mais des réserves émergent aussi certains y voient un “film découpé” plutôt qu’une vraie série pensée épisode par épisode et la difficulté de condensé la narration en 3 minutes.
Vers une domination du vertical ?
Au-delà de la série elle-même, « P*tain de soirée » pose une question plus large : le vertical est-il l’avenir de la fiction ? Les plateformes poussent clairement dans ce sens. TikTok a imposé le 9:16 comme standard, YouTube développe massivement les Shorts et Instagram privilégie les Reels. Le combat est même devenu presque physique : bousculer l’utilisateur pour qu’il bascule à l’horizontal pour les contenus longs !
Avec sa soirée France Télévisions teste une hypothèse forte : Et si la fiction devait elle aussi s’adapter au geste naturel du smartphone ? Forcément, l’idée aura ses adeptes… et un cortège de réfractaires. Split générationnel ? Pas seulement, on a tous et toutes une utilisation propre des outils comme notre téléphone, et une façon de consommer les contenus. Le tout vertical n'est pas certain mais il ouvre des espaces de création majeurs car demain, c'est le cinéma qui s'y mettra peut-être !
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