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Auto-test : la solution pour demain ?

04 mars 2021 à 10h00 Par Patrick Urban
Crédit photo : @ Annie Spratt / Unsplash

Pourra-t-on un jour se sortir de ce bourbier nommé Covid-19, qui limite toutes vies sociales depuis un an maintenant ?  

Si plusieurs expérimentations sont organisées, des traitements étudiés, une nouvelle vient s’ajouter à la longue liste de solutions : l’auto-test.

Le principe est simple : chacun d’entre nous pourra faire un test depuis son salon ou sa chambre sans se taper la longue queue devant un laboratoire agréé.

En Autriche par exemple, c’est (déjà) devenu la norme. Depuis le 1er mars, le champion du monde en la matière selon Our World In Data3 millions en moyenne chaque semaine  – fourni gratuitement à sa population un kit calqué sur le principe d’un test antigénique.

Et si le salut venait finalement de l’auto-test ?

D’autres pays européens lui emboîtent le pas : l’Allemagne en tête a déjà promis la mise en place d’un tel procédé pour la maudite somme de 1 €. Le Portugal, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni ont déjà sollicité cette méthode en vue d’une réouverture rapide des lieux nocturnes.

La start-up autrichienne testFRWD leur a d’ailleurs distribués des kits en guise d’expérimentation. En plus d’être approuvé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le mode d’emploi de ces kits est simple et surtout indolore. Vous crachez dans une pipette après avoir effectué un bain de bouche. Vous enregistrez le processus grâce à votre smartphone. Vous envoyez le premier par la poste, le second via l’application et voilà ! Le tour est joué. Emballez, c’est pesé ! Vous obtenez le résultat en 24 h avec en prime, un délai de 72 h sans être inquiété par le virus.

Si, pour certains, cracher dans un gobelet n’est pas une partie de plaisir, n’ayez crainte : de nombreuses techniques sont, depuis le début de la crise sanitaire, en cours de développement voire déjà développées. La majorité d’entre elles est fondée sur le prélèvement nasal. Votre nez n’en a donc pas fini avec le coton tige mais au moins, le portefeuille de l’Etat sera quant à lui soulagé. Un test PCR coûte aujourd’hui 43,20 € à l’Assurance Maladie tandis qu’un auto-test antigénique n’en coûterait que 4 €, maximum. Belle économie.

La France… en retrait

Entre nous, à la lecture de ces lignes, l’idée est très séduisante ! On vous voit préparer les bières au frais (à consommer avec modération, bien sûr), inviter déjà des amis à venir vous rendre une petite visite… bref, vous vous voyez déjà en train de faire la bamboche all night long.

Pas. Si. Vite. La crise sanitaire nous a habitué à ne pas crier victoire trop vite. Autant vous dire tout de suite, c’est valable aussi pour l’auto-test. La Haute Autorité de Santé se montre encore réticente à l’idée de déployer des auto-tests en France et s’appuie sur un avis vieux d’un an. D’autres organismes français doutent de l'efficacité de ces tests comme l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Celle-ci a interdit la vente de tests urinaires pour détecter le virus, faute de preuves quant à son efficacité.