GHB : un phénomène difficile à quantifier

2 novembre 2021 à 13h23 par Christophe HUBERT

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Crédit : @Maurício Mascaro / pexels

GHB : un phénomène difficile à quantifier

De Londres à Montpellier, de Bruxelles à Reims ou Grenoble… les témoignages se multiplient dans le milieu festif pour dénoncer des cas d’agressions sexuelles à l’aide de GHB.

Les autorités anglaises sont déjà en alerte après plusieurs affaires et une pétition lancée il y a quelques jours par la jeunesse britannique, et en France aussi le GHB semble se propager.

À Grenoble, une étudiante a été testée positive, entrainant l’ouverture d’une enquête. La drogue aurait circulé, d’après le procureur de la République, « au cours de 3 soirées organisées par les étudiants de l’école [Grenoble Ecole of Management]". Plusieurs témoignages ont également été rapporté la semaine dernière à Reims, Tours ou encore à La Rochelle.

Difficile pour le moment de définir s’il s’agit de cas isolés ou locaux, ou si l’usage de GHB prend de l’ampleur. Faute à cette drogue difficile à détecter (seule une prise de sang effectuée par un laboratoire peut en trouver des traces). Quant aux victimes, elles ne savent pas toujours que le black-out voire le viol qu’elles ont subi fait suite à l’absorption de GHB.

Rappelons que le GHB est inodore, incolore, sans saveurs, consommé par voie orale – dans une boisson où il est placé à votre insu – ou par piqûre – comme on l’a vu récemment au Royaume Uni. Il entraîne un ralentissement du rythme cardiaque et à haute dose, des malaises, pertes de mémoire et un sommeil très profond.

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