FG CHIC : Givenchy automne-hiver 2026, Sarah Burton explore la féminité dans la pénombre 

Publié : 6 mars 2026 à 22h59 par Gwenael BILLAUD

FG CHIC : Givenchy automne-hiver 2026, Sarah Burton explore la féminité dans la pénombre 

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Crédit : GIVENCHY

FG CHIC : Givenchy automne-hiver 2026, Sarah Burton explore la féminité dans la pénombre 

 

Givenchy automne-hiver 2026-2027 : Sarah Burton, l’élégance dans la pénombre 

Aux Invalides, ce vendredi 6 mars, Sarah Burton dévoile une nouvelle page de son histoire chez Givenchy. Après une première année passée à déconstruire et revisiter les fondations de la maison, la directrice artistique propose une collection qu’elle décrit comme « plus personnelle ». Drapés couture, tailoring précis et accessoires foisonnants composent une garde-robe plurielle, pensée pour accompagner les multiples visages d’une femme contemporaine. 

Givenchy @Lauchmetrics

Une atmosphère labyrinthique 

Le décor tranche avec la clarté des deux saisons précédentes. Les invités pénètrent dans un espace plongé dans une semi-obscurité presque théâtrale, où l’on se repère à peine. Le set imaginé pour ce défilé Givenchy automne-hiver 2026-2027 ressemble à un labyrinthe : rangs dispersés, circulation trouble, et d’étranges totems mi-pierre mi-miroir qui se dressent dans la salle comme des fragments d’architecture. 

L’atmosphère se veut plus introspective. L’heure n’est plus à l’archéologie créative — ces patrons retrouvés dans les murs historiques de la maison qui nourrissaient le récit de sa première collection — mais à une exploration plus intérieure, presque méditative. 

Une allure entre douceur et structure 

« Comment pouvons-nous nous reconstruire dans le monde dans lequel nous vivons ? » interroge Sarah Burton en filigrane de la collection. Sa réponse passe par une garde-robe capable d’embrasser toutes les facettes d’une femme. 

Les silhouettes oscillent entre robes drapées protectrices et costumes structurés, certains assouplis par des volumes fluides, d’autres plus sévères, presque virils. Plusieurs tailleurs sont d’ailleurs réalisés par un atelier spécialisé dans le tailoring masculin, donnant naissance à des pièces hybrides, à la frontière des genres — accentuées par le casting de mannequins à l’allure androgyne. 

Les premières silhouettes rappellent l’épure couture chère à Burton : lignes nettes, élégance maîtrisée, parfois ponctuées d’un nœud de cuir, clin d’œil à l’invitation du défilé. Puis la collection s’ouvre à une profusion plus expressive : motifs animaliers, brocarts précieux, drapés spectaculaires, fleurs inspirées des natures mortes classiques. 

Givenchy @Lauchmetrics

Les accessoires suivent le mouvement — chaussures à franges, gants bouffants, bijoux opulents, bottes Shark revisitées — comme autant de fragments d’une féminité complexe. 

Chez Givenchy, Sarah Burton ne cherche pas une réponse unique. Elle compose plutôt un vestiaire riche et contrasté, reflet d’une époque où l’élégance se construit dans la multiplicité. 

 

@Lauchmetrics

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