C’est aujourd’hui la journée mondiale contre l’homophobie

17 mai 2023 à 12h17 par Christophe HUBERT

Image d'illustration
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Crédit : @Pexels

C’est aujourd’hui, 17 mai, la journée mondiale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Journée qui prend une tournure particulière cette année, alors que nous célébrons en France, les 10 ans du mariage pour tous.

10 ans après le vote de la loi, les discriminations envers les personnes homosexuelles et transsexuelles "n’ont pas diminué", selon l’association SOS Homophobie. Dans son rapport annuel qu’elle vient de publier, l’association dit avoir reçu plus de 1500 signalements liés à des cas d’homophobie ou de transphobie, qu’ils s’agissent d’agressions verbales ou de violences physiques.

Concernant les personnes trans, les chiffres sont encore plus alarmants. En 2022, le nombre de cas de transphobie a augmenté de 35 %, nous dit SOS Homophobie. Les femmes trans sont les principales victimes. 

L’homophobie perdure donc, soulignée par un sondage mené par l'institut BVA Opinion. Parmi les personnes interrogées, 17% expliquent comprendre que "les parents d'un enfant LGBT+ n'acceptent pas que leur enfant soit LGBT+". Ils sont également 13% à légitimer que des parents refusent que leur enfant ait "un ami ou un compagnon LGBT+".

Dans ce contexte, le travail de la Fondation Le Refuge est à saluer. Depuis sa création en 2003, Le Refuge, qui fêtera ses 20 ans en 2023, a accompagné près de 10000 jeunes en situation de rupture familiale, et vient de lancer une nouvelle campagne de sensibilisation.

Protéger les plus jeunes, les empêcher de tomber dans la solitude et le dénuement, c’est aussi le but que se fixera « La Bulle », un nouveau refuge LGBTQI+ qui vient d’ouvrir ses portes à Paris. Un centre pensé pour accueillir les personnes les plus vulnérables, dans le quartier du Marais. À l’intérieur, 7 associations se partageront les locaux du 22 rue Mahler, dont des structures prenant en charge les personnes trans.

En ce 17 mai, la journée mondiale contre l’homophobie nous rappelle enfin que la lutte contre toutes formes de discrimination reste au cœur des valeurs défendues par les musiques électroniques. House et techno sont nées d’un refus du racisme et de l’homophobie et portent en elles un message de liberté individuelle et collective, et d’émancipation.

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