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Tocadisco, une personnalité singulière
Certaines personnes ne peuvent juste pas se fondre dans la masse. Ceux-là aiment souvent emprunter leur propre chemin, singulier, solitaire, peu conventionnel. Tocadisco est l’une de ces personnes et c’est peut-être pour cela qu’il aime rester discrètement chez lui, à Cologne, en Allemagne. Loin du faste New Yorkais, Parisien, ou Madrilène, Tocadisco travaille ses productions minimalistes à sa façon, et c’est ce qui les rend si intéressantes. C’est très jeune que Tocadisco, de son vrai nom Roman B. débute sa carrière. Poussé par l’adhésion du public local, Tocadisco décide un jour de transformer son loisir favori en activité professionnelle. Autodidacte, Tocadisco apprend en un temps record à produire et peu après il sort déjà son premier single, « Nobody Likes The Records That I Play » sur le label Superstar Records. Bien qu’assez déroutant, le morceau est fortement diffusé dans les clubs et prépare un 2005 intense. En effet son remix du titre « In Your Arms » est le titre le plus joué dans les clubs en 2005.
L’ascensionde Tocadisco
A partir de là, le téléphone de Tocadisco n’arrête plus de sonner et il remixe pour Axwell, Sebastian Ingrosso, the Egg, A`Studio, ATB, Hi-Track, Philippe B. Tocadisco ne délaisse pas ses propres productions et « You`re No Good For Me », un second single se voit également fortement soutenu par les DJs. Tocadisco se trouve le pseudonyme AC/OT, afin de rester underground et de pouvoir produire sans être happé par la notoriété dont le nom Tocadisco bénéficie désormais. En 2005, Tocadisco sort 3 EP de quatre titres à chaque fois, contenant des remixes de John Dahlback et Martinez. Tocadisco sort ensuite un nouveau single, « Music Loud/Crazy Cursor » qui fait vibrer les ondes continue simultanément à remixer pour New Order, Deep Dish, Pet Shop Boys, Mylo, Linus Love, Sono, Etienne Daho (en collaboration avec Fishersponner), Flatpack, Boosta, Funkwerkstatt, M.A.N.D.Y. vs. Booka Shade, Enigma, Sharam du groupe Deep Dish, Moby, et bien d’autres pointures du monde de l’électro. Plusieurs de ces titres deviennent des tubes internationaux mais c’est avec le remake du morceau « Walking Away » de The Egg, que Tocadisco explose. Le titre domine les clubs, les radios et est considéré comme l’une des plus grosses sorties de 2006. MIXMAG el nommera même « Plus Grand Single Dance de l’année 2006 ».
David Guetta lui-même est séduit par la version de Tocadisco et utilisera la version instrumentale pour un bootleg officiel de son hit « Love Don’t Let Me Go ». La télévision fait aussi les yeux doux à Tocadisco quand la marque automobile Citroën le morceau pour sa publicité à l’échelle internationale.
Tocadisco en solo
Tout le monde attend un album de Tocadisco et c’est début 2008 que l’allemand sort enfin Solo. Le premier single, « Better Begin » révèle le parolier et chanteur londonien Lennart A. Salomon. Tocadisco lance ensuite The Black Series, une série de morceau rare underground. Toujours aussi sollicité pour les remixes, Tocadisco retravaille des titres de Tiga, Bob Sinclar, Tommie Sunshine, Amo & Navas, Axwell, DY10, Mighty Dub Katz (Fatboy Slim) et Culcha Candela et donne un coup de main à David Guetta sur la production de « Tomorrow Can Wait ». Très occuppé, Tocadisco n’oublie jamais de prendre le temps d’aller à Cologne se ressourcer chez lui, là où sa création est la plus prolifique et où il peut enfin se retrouver seul face à ses idées…jusqu’au prochain tube. |
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