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Pas de stress, beaucoup d’harmonie. On peut être un des DJ les plus bookés de la planète, jouer
sur les fuseaux horaires, sortir d’un intense travail de production pour son nouvel album et
dégager une belle sérénité. Le secret de Laurent Wolf ? « La passion, de l'énergie, des bonnes
vibrations et de la méditation » répond le Français installé à Miami, quelques heures avant de
remonter sur scène pour une des cinquante dates de sa tournée d’été.
Après le triomphe mondial de son précédent album, Wash My World, il a mis toute son énergie à
faire encore mieux avec Harmony. « I want to take you higher » chantait Sly Stone. Ce pourrait
être la devise de Laurent Wolf.
Cette ambition d’animer les dancefloors, il l’a connu gamin, dès les anniversaires ou fêtes de fin
d’année au collège. A 12 ans, ce Parisien avait déjà sa cabine de deejay dans sa chambre, alors
que la figure du deejay n’avait pas encore cette aura de star qui a suscité tant de vocations.
Collectionneur de vinyles disco, funk, new-wave, techno et dance, créateur d'abord de remix sur
cassettes maison, Laurent comprend vite le plaisir immense à manipuler les énergies d’une soirée
et faire rayonner les dancefloors.
En 1992, le Queen lui ouvre ses portes, comme un premier tremplin vers les étoiles, sa première
vraie école en vérité. Pendant plus de 10 ans, il sera le DJ résident de ce club mythique de la nuit
parisienne. Sur les Champs-Elysées, l’endroit scintille en pionnier de l’hédonisme house et
électro. Temple des drag-queens, de la culture gay et de la fête électronique frénétique, le lieu est
aussi le premier à Paris à accueillir les deejays stars (David Morales, Roger Sanchez, Carl Cox,
Erick Morillo…), au moment où ceux-ci accédaient déjà au statut de people.
Inspiré, Laurent Wolf basculera à son tour vers la production, remixant d’abord des titres avec
sampler et séquencer, avant de produire ses propres morceaux. Des coups d’essai qui se
transforment vite en or. Le DJ applique dès le départ sa connaissance des tubes et son efficacité
derrière les platines : un style positif ultra dynamique, voué à l’euphorie et au bonheur collectif.
Dans un monde désormais avide d’electro made in France, depuis le triomphe décomplexant des
Daft Punk, Laurent Wolf commence à aligner les tubes : Saxo, Calinda, Sunshine Parasise,
Another Brick, Happy TV… A l’écoute de toutes les sensibilités rythmiques du monde, ce globe
trotter s’inspire autant de la transe africaine que des groove latino, arabes, européens ou
américains pour concocter ses singles magiques.
Après Wash My World et le carton mondial de No Stress, qui ont fait du DJ français un des plus
célèbres au monde avec David Guetta et Bob Sinclar, il a continué de peaufiner son efficacité
avec les mêmes méthodes. « Je recherche d’abord une véritable vibration. Si le morceau ne me
donne pas suffisamment de sensations, je recommence. Ensuite, je l’ajuste en fonction des
réactions du public ». Pas de meilleure épreuve de vérité, en effet, que le live. Chaque titre étant
ainsi testé et retravaillé jusqu’à ce qu’il fasse l’unanimité.
On ne s’étonnera donc pas de l’irrésistible séduction d’Harmony. Fidèle à son envie de varier les
plaisirs, Laurent Wolf se refuse au tunnel robotique pour jongler aussi bien avec les climats de la
soul, de la house, de l’electro ou du hip hop. Il a observé avec enthousiasme que le Hip-hop noir
américain ne boudait plus la dance. Et comme dans Wash My World, il a collectionné une
magnifique palette de voix féminines et masculines, dont celle de Roachford pour le single
Survive.
A ces chanteurs d’incarner les messages aux visions positives, spirituelles, sociales et
écologiques que le maître-danseur associe à l’efficacité de ses mélodies et de ses rythmes.
Comme pour éclaircir la face du monde et dire que « danse sans conscience n’est que ruine de
l’âme ».
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